Interview de Mohamed Ali

Aimer c'est partager ;-)!

 

Le 3 juin 2016, Mohamed Ali s’en est allé. Qu’on aime ou pas la boxe, Il faut avouer que Mohamed Ali était un grand champion. Outre ses prouesses sur un ring, il était aussi un pro de la joute verbale.

Ce talent particulier, j’ai voulu le mettre à l’honneur en imaginant une interview virtuelle avec le champion.

Son sens de la répartie hors norme, aussi punchy que ses punchlines et ses hypercuts, fait de lui un sportif intelligent et vif. Tout n’était pas que dans les muscles. Il en avait aussi dans le cerveau.

Un poids lourd qui a pesé sur les rings de la planète. Qui a fait du rentre dedans aux grands de ce monde. Qui a défendu ses idées, ses convictions au prix d’un séjour en prison.

Mohamed Ali n’était pas qu’un champion du monde de boxe. Il était une véritable icône culturelle.

Considéré comme l’un des plus grands boxeurs de l’histoire, ce n’est pas pour rien qu’il s’est fait appeler “The Greatest”. Au vu de son palmarès, il était vraiment “Le plus Grand” pour avoir mené et remporté plusieurs combats historiques contre de grands champions tels que Joe Frazier ou George Foreman.

L’Interview Virtuelle de Mohamed Ali

Mademoiselle Fit : Pourriez-vous vous décrire en quelques mots ?

Mohamed Ali : «Je suis le plus grand, et je l’ai dit avant même de savoir que je l’étais»

M.F : Quelle est votre secret pour être aussi bon ?

M.A : «Je vole comme le papillon, je pique comme l’abeille, et je cogne, je cogne» – Une citation qu’il avait empruntée à Drew Bundini Brown, l’un de ses entraîneurs et hommes de coin.

M.F : Pourquoi avez-vous refusé d’aller vous battre au Vietnam ?

M.A : «Je n’ai pas de problème avec les Vietcongs. Aucun Vietcong ne m’a jamais traité de nègre.»

M.F : Pourtant vous savez vous battre… Vous le faites bien depuis des années sur le ring.

M.A : «Sur le ring, il y a un arbitre pour arrêter le combat si un combattant risque d’être trop blessé. La boxe n’a rien à voir avec la guerre et ses mitrailleuses, ses bazookas, ses grenades et ses bombardiers»

mohamed ali

M.F : Votre décision vous a quand même valu d’aller en prison… Vous ne la regrettez pas ?

M.A : «Ils ont fait ce qu’ils pensaient juste, et j’ai fait ce que je pensais juste»

M.F : Quelle est votre meilleure vanne ?

M.A : “Je me souviens du jour où je me suis adressé au Président des Philippines de façon un peu cavalière lors d’un entretien. J’y suis allé un peu fort, mais il l’avait cherché.”

M.F : Que lui avez-vous dit ?

M.A : “Vous n’êtes pas aussi bête que vous en avez l’air, j’ai vu votre femme»

Sa philosophie de vie

M.F : Quel était votre secret pour remporter tous ces combats ?

M.A : «On ne devient pas champion dans un gymnase. On devient champion grâce à ce qu’on ressent ; un désir, un rêve, une vision. On doit avoir du talent et de la technique. Mais le talent doit être plus fort que la technique»

M.F : Si jamais aujourd’hui vous étiez face à un adversaire de la trempe de ceux que vous avez affronté il y a quelques années, que lui diriez-vous ?

M.A : « Si jamais tu rêves de me battre, il vaut mieux pour toi que tu te réveilles et viennes t’excuser. »

M.F : Vous vous souvenez encore de vos mots, avant le match pour reprendre votre titre, contre George Foreman en 1974 ?

M.A : “C’est comme si c’était hier. Vous croyez que le monde a été choqué par la démission de Nixon? Attendez que je botte le cul de George Foreman. Ses poings ne peuvent pas toucher ce que ses yeux ne voient pas. Là, tu me vois, là tu ne me vois pas. George croit qu’il peut, mais je sais qu’il ne peut pas. Je me suis déjà battu contre un alligator, j’ai déjà lutté avec une baleine. La semaine dernière, j’ai tué un rocher, blessé une pierre, et envoyé une brique à l’hôpital. Je suis tellement méchant, je rends la médecine malade.”

M.F : C’était l’un des plus durs combats de votre vie ?

M.A : « Mon combat le plus dur, ça a été contre ma première femme. »

Sa Maladie

M.F : Grâce à la boxe vous êtes entré dans la légende et c’est à cause de la boxe que vous souffrez aujourd’hui avec cette maladie de Parkinson. C’est assez paradoxal, non ?

M.A : «Ce n’est pas à cause de la boxe. C’est à cause des autographes.»

M.F : Dure épreuve pour vous quand même ?

M.A : “Dieu m’a donné la maladie de Parkinson pour me montrer que je n’étais qu’un homme comme les autres, que j’avais des faiblesses, comme tout le monde. C’est tout ce que je suis : un homme”

M.F : Un dernier mot avant de nous quitter…

M.A : «Je vais quitter le monde comme j’y suis entré : avec fracas, en détrônant un monstre invincible : la mort ! Car je resterai vivant dans l’esprit de toute une génération.»

Cet article vous a plu ?

inscrivez-vous-et-recevez-gratuitement-les-conseils-de-la-fitnews

Un petit mot ?

commentaires

Aimer c'est partager ;-)!

Copyright 2014 – 2017 – Mademoiselle Fit – Tous droits réservés.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*